16h25
16h25. J'ai envie de biscuits fourrés au chocolat. Je mange du riz. 16h48. J'ai mangé, encore, j'ai faim je mange, c'est naturel. Je vais lire maintenant. Demain j'ai un rendez-vous, il ne faut pas que j'oubli, j'y pense depuis un mois, je ne pense pas l'oublier. Je vais manger de la compote. 16h55. Presque 17h00, presque 19h00. Le temps passe. Opium a trouvé un super jouet, le chargeur du téléphone, tant qu'à faire. Bon, mes amis, je vais me mettre dans mon livre avant de vous inonder de ma stupidité. En vrai, je ne veux pas vous laisser. C'est qui vous? Vous, les yeux qui se baladent sur cette feuille. Je vais lire, à plus. 17h35. Je lis, mon livre est bien écrit et l'histoire est bien, les personnages sont biens. Mon petit chat ressemble vraiment à une pantère. Elle est toute noire, quelques poils blancs, si peu. Je ne sais quoi écrire. Je vais lire ça va peut-être venir. C'est l'appétit qui est venu ainsi que la bonne humeur, la sagesse, la raison. La lumière baisse, le jour fuit, la nuit arrive, noire, sombre, étoilée, brillante. Les pâtes chauffent, la chaleur du feu, l'eau qui bouille. J'ai fais la vaisselle, sèchée, rangée. Les pâtes sont prêtes. De retour dans mon repère, la chambre, la pièce la plus confortable. Après avoir bien mangé, armé d'un livre, d'une feuille, un stylo. Je suis là, je suis, je pense. Trève de sottises, je lis. 19h10, j'ai essayé de l'appelé, ça ne répond pas, peut-être à table ou ailleur, qui sait? Je vais lire quelques pages, voyager dans les mots. A plus tard les petits loups. Pour demain je ne met pas de réveil, je ne veux pas entendre quoi que ce soit faire du bruit, je prône le réveil naturel. Je vais ouvrir, pas longtemps je pense, simplement pour faire de l'air. Ouvrir, bien pour l'air, pas bien pour le bruit. Cette fois je vais lire. Il peut arriver n'importe quoi à n'importe qui peu m'importe. Je quitte mon pantalon, je me couche. Quelques mots, pour dire quoi? Je ne sais pas, mais je ne veux pas rester muet. Je veux hurler que nous sommes vivants, je veux voir les hommes et les femmes danser. Restez vous-même. Ne pas se prostituer, être un homme. Je sais, il faut manger, faut vivre, trouver un toit. La vie n'est pas façile? Je ne sais pas, je ne me pose pas la question, je ne connais pas la réponse, je ne veux pas la connaître. Etre seul, c'est difficile, je dis oui et non. C'est toujours mieux que d'être mal accompagné. Quand, je pense aux gens que j'ai croisé, ceux avec qui j'ai travaillé, ceux avec qui j'ai fai du sport, ceux avec qui j'ai étudié. Je me dis que j'ai croisé de sacrés connards. J'en suis peut-être un pour eux, je m'en fiche. Des mots, il y en a pour tout dire "je t'aime" "merde" "beau" "laid". Des mots pour tout. Le temps passe. Vingt six ans déjà. J'ai l'impression de vieillir, de voir le temps courir. Eh temps! Pas si vite. Et puis zut, fais comme tu veux, j'en fais autant. 21h00, elle m'a toujours pas appelé, j'ai essayé moi sans succès. Je viens de l'avoir, elle me fait chier. Heureusement, je peux écrire. Ecrire est un plaisir.
Par kévin kim, Samedi 1 Septembre 2007 à 18:05 GMT+2 dans Ma rubrique (article, RSS)





